Appelle-moi (1984)

 

Quand tu reverras les vagues,

L’hôtel bâti sur le sable,

Tu auras sûrement

Envie de parler

À ces goélands

Dans le ciel d’été.

Tu retrouveras la chambre,

Celle où nous dormions ensemble :

Ouvre les volets,

Regarde l’océan.

N’hésite pas si jamais

Tu te sentais perdant :

 

Appelle-moi !

Je connais des chemins de tendresse,

J’ai pas changé d’adresse.

Appelle-moi !

Je dors toujours cachée dans tes rêves,

Dans tes soleils de fièvre.

Appelle-moi…

 

Quand tu seras très très loin,

Seul ce piano orphelin

Brise en cas d’urgence

Tous ces murs de silence,

Joue-moi cette mélodie

À minuit, à midi :

 

Appelle-moi !

Je connais des chemins de tendresse,

J’ai pas changé d’adresse.

Appelle-moi !

Je dors toujours cachée dans tes rêves,

Dans tes soleils de fièvre :

Appelle-moi…

 

J’ai gardé de toi

Des souvenirs bleus,

Si tu penses à moi,

Ne joue aucun jeu :

Appelle-moi !

Je saurai te parler,

Te comprendre,

J’ n’ai pas peur de t’entendre :

Appelle-moi !

Si ton cœur est à louer,

Est à vendre,

Je saurai le reprendre.

 

Appelle-moi !

Je connais des chemins de tendresse,

J’ai pas changé d’adresse.

Appelle-moi !

Je dors toujours cachée dans tes rêves,

Dans tes soleils de fièvre ;

Appelle-moi !

Appelle-moi